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Affaire 25 - Livre 2

Affaire 25 - Livre 2

 

Texte : Marc Dzalba-Lyndis

Illustration : Mathieu Allexandre

 

 

 

En une week,

y s’fait piquer deux fois à la manivelle

sans perm pour driver

 

 

    A la saint-Quentin, à l’heure du goûter, dans un trou du Montreuillois, les cognes visent les olibrius ki roulent comme des dingues et zieutent une caisse ki déboule à quatre-vingt-quatre kilos au lieu d’cinquante.

 

    Du coup, y z’allument leurs projos et leurs gueulantes.

 

    L’pingouin ké au volant y s’taille alors à toute berzingue et la course commence.

 

    L’dingo y déboule alors à cent quarante, fume les stops et les feux rouges. Dans l’patelin d’à côté, sa caisse se barre en couille et y s’prend la lourde d’un garage en pleine gueule.

 

 

 

 

    A c’t’heure, y prend la tangente à toutes guibolles.

    Les pandores y cherchent alors dans leurs paperasses.

 

    Y trouvent que la berline est pas assurée et qu’elle appartient à un gonze d’un bled d’à côté ka vingt-et-une piges.

 

    Five jours plus tard, dans un village perdu, les mêmes poulagas bloquent une bécane ki fonce à tombeau ouvert.

 

    Y s’aperçoivent qu’c’est l’même mec kétait au volant d’la caisse bousillée.

 

    Y voyent aussi qu’la pétroleuse a pas d’assure et qu’le mecton a pas permis pour pétante.

 

     Alors là, il est bloqué et mis au frigo.

 

    « J’savais pas ki fallait un perm pour les bécanes », murmure l’asticot.

 

    Vu les conneries du pignouf, le trib lui a collé une annoche de placard plus six mois d’allonge à cause d’une aut’ affaire kil avait sur le dos.

 

    Il est donc parti au trou pour dix-nuit douzièmes bien sonnés. Ceux-là y sont pas volés.

 

 

 

 

Texte original paru

dans la presse locale.

 

 

 

A deux reprises,

en moins d’une semaine,

il est contrôlé alors qu’il n’a pas le permis

 

    Le 31 octobre 2024, à 15 h 55, à Brimeux, sur la D 129, la gendarmerie exerce un contrôle de vitesse et repère un véhicule roulant à 84 km/h au lieu de 50 km/h. Les gendarmes actionnent donc leurs signaux sonores et lumineux afin que l’engin s’arrête. A cet instant, l’homme au volant décide de prendre la fuite. Une course-poursuite s’engage alors, le conducteur roulant à plus de 140 km.h, ne respectant pas les stops ni les feux tricolores. Au niveau de Marenla, l’engin fait une embardée et s’encastre violemment dans une porte de garage tout en s’immobilisant, le chauffeur s’enfuyant à toutes jambes.    

    Les militaires choisissent donc de faire des prélèvements d’ADN sur le volant. Lors d’une vérification à partir de la plaque d’immatriculation, ils constatent que le véhicule appartient à un habitant de Beaurainville, un Rangeois âgé de 21 ans. Ils s’aperçoivent aussi que l’homme n’a pas le permis de conduite et que le véhicule n’est pas assuré. Le 5 novembre 2024, à 16 h 45, à Aubin-Saint-Vaast, les gendarmes contrôlent le pilote d’une moto 125 cm³ au regard de la vitesse excessive du deux-roues.

 

    En fait, il s’agit du même homme, ce dernier ne possédant pas non plus le permis moto ni assurance pour l’engin. Le Rangeois est donc interpellé, placé en garde à vue puis en détention provisoire. « Je ne savais pas qu’il fallait un permis pour conduire une moto », explique-t-il au tribunal. Au regard des faits, le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer l’a condamné à une peine d’emprisonnement de douze mois ferme. De plus, un sursis de six mois obtenu dans une autre affaire est révoqué. Un mandat de dépôt a été édité pour les dix-huit mois ferme.

 

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