MENU

Affaire 26 - Livre 2

Affaire 26 - Livre 2

 

Texte : Marc Dzalba-Lyndis

Illustration : Mathieu Allexandre

 

 

 

 

L’gamin y claque sa daronne

et y crache aux yeux des poulets.

 

 

    A la Saint-Jo, une bourgeoise de Saint-Loup vient brailler chez la bleusaille pace que son rej’ton, un mec de 44 piges, lui a foutu des gnons.

 

   Trois jours before, il l’a cueillie vec des baffes pace qu’elle voulait pas lui filer un max d’pognon.

 

    Quêque jours après, il a r’commencé.

 

    A la Saint-Parfait, il a flingué la porte d’la véranda because elle voulait pas lui faire à bouffer.

 

    En plus, pendant l’mois de la bronzette, il est r’venu la voir alors qu’il avait plus l’droit. Il l’a bien fait chier en lui gueulant d’ssus. Du coup, elle a appelé la maréchaussée.

 

 

 

 

 

 

    Quand les bidasses s’sont pointés, il leur a foutus les boules. De c’fait, ils l’ont capté, bazardé au gnouf puis l’ont laissé s’barrer.

 

    A peine dehors, y s’met à piquer du fric et des clés d’bagnole chez un loueur de turnes. Mais on l’reconnaît à la télé ki surveille.

 

    Pour finir, y r’tourne chez sa mother k’appelle les chasse-coquins.

 

    Et là, y veut les flinguer.

 

    Du coup, ils l’ont mis en cabane jusko jugement.

 

    Le trib, lui, y lui a collé un an ferme et deux autres à la surveillance. Du coup, direct en cabane.

 

    Et y peut plus aller voir sa rombière.

 

    En plus, y doit du fric aux poulets pour leur avoir mal jactés et du pèze à l’écorneur.

 

 

 

 

 

 

Texte original paru

dans la presse locale.

 

 

 

A Huby-Saint-Leu, un fils s’en prend régulièrement

à sa mère et outrage les gendarmes

 

    Le 19 mars 2024, une habitante d’Huby-Saint-Leu vient déposer une plainte à la gendarmerie de Marconne pour des violences exercées sur elle par son fils, un Hesdinois de 44 ans. En fait, le 16 mars 2024, vers 16 heures, l’homme s’est énervé et a frappé sa mère car elle refusait de lui prêter de l’argent. Il l’a également menacée de mort. Le 31 mars 2024, des faits identiques se sont reproduits. Le 18 avril 2024, il se montre menaçant envers sa mère, celle-ci refusant de lui faire à manger. Énervé, il a alors démoli la porte d’une véranda d’un violent coup de pied. Le 26 août 2024, après que sa génitrice ait appelé les gendarmes car l’individu était arrivé dans son habitation alors qu’il n’avait plus le droit d’y paraître, il s’est de nouveau montré menaçant et violent.

 

    A l’arrivée des militaires, l’homme les a copieusement insultés et outragés. Il est donc interpellé et placé en garde à vue. Le lendemain, remis en liberté, à Étaples, il dérobe 168 € en espèces dans une agence immobilière ainsi qu’un trousseau de clés. Suite à une plainte du directeur de l’agence, il est reconnu sur les enregistrements des caméras de vidéosurveillance. Enfin, le 19 septembre 2024, les gendarmes sont une nouvelle fois sollicités car le fils est de nouveau présent au domicile de sa mère. Ils sont une fois encore outragés et menacés de mort. Il est donc interpellé puis placé en détention provisoire.

 

    Le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a condamné le prévenu à une peine d’emprisonnement de trois ans assortie d’un sursis probatoire de deux ans durant deux années avec une obligation de soins, une interdiction d’entrer en contact avec ses parents et de paraître à leur domicile. Un maintien en détention a donc été ordonné pour la peine ferme d’un an. Enfin, il devra indemniser l’un des gendarmes à hauteur de 150 € pour le préjudice moral, sept autres gendarmes à hauteur de 100 € pour le même préjudice et à hauteur de 1200 € pour les frais d’avocat.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Thème Magazine © -  Hébergé par Overblog