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Affaire 44 - Livre 3

Affaire 44 - Livre 3

 

Texte : Marc Dzalba-Lyndis

Dessin : Mathieu Allexandre

 

 

 

Y s’foutent sur la gueule

à cause des bellepous

 


    Dans la nuit des vainqueurs, vers midnight, dans la city des Bouboules, le big-boss d’un resto de la place du Chevalier du Bouillon chope sa tire pour la bourrer vec ses bellepous. En fait, y veut les foutre dans celles de la gargote d’à côté. 

 

    De visu, la rombière du bouibouis s’pointe pour lui dire d’se casser vec sa merde qui schlingue. L’mec y prend un sac et lui balance à la gueule. Du coup, la pineco d’la meuf s’radine et brinquebale le gazier du bouge.

 

    Dans la foulée, le blaichard d’la cambuse s’en mêle et le festival des bourre-pifs fait le show. L’gars y r’monte alors dans sa guimbarde vec les deux poulettes au cul. Et là, y’a un pote à elles ki sort vec son gourdin. 

 

 

 

    Y’a même des frangins au big-boss ki s’radinent. 

 

    Au final, tout le populo s’planque dans l’resto. Et y’en a un k’appelle la rousse.

 

    Kan les poulagas s’amènent, y ramassent tout c’beau monde. L’gars à l’écroule-mec y va même en cabane.

 

    L’bilan d’la baston, il est pas jojo vec des bigornos partout, des ratiches déglinguées et un gars à l’hosto vec une guibole en purée. 

    L’trib, il a foutu six douzièmes avec fais-gaffe au rigolo d’la poubelle. En plus, y doit raquer un max pour les ratiches, pour la guibole, pour les conneries et pour les baveux. Pour les trois du resto, y’en a deux ki devront faire un stage pour plus faire les cons, la dernière devra raquer une p’tite prune. 

 

    L’mec à la prends-ça-dans-ta-gueule, il est blanc comme neige.

 

 

Texte intégral paru dans la presse locale

 

 

A Boulogne, une bagarre 
entre les gérants de deux restaurants
 pour une histoire de poubelles
se règle au tribunal

 

 

    Dans la nuit du 21 au 22 juillet 2024, vers minuit, à Boulogne-sur-Mer, le responsable du restaurant La Place, situé sur la place Godefroy-de-Bouillon, prend sa voiture et la charge des sacs-poubelles de son établissement pour les déverser dans un container situé près du restaurant Le Bouillon situé sur la même place.

 

    A cet instant, la gérante du restaurant Le Bouillon s’avance pour se plaindre de ce comportement.

 

    Suite à cette intervention, l’homme s’empare d’un sac poubelle et le jette sur son interlocutrice.

 

    D’un coup, le ton monte d’un cran. A cet instant, la co-gérante du Bouillon intervient et repousse l’homme. C’est alors que l’employé du Bouillon sort à son tour en se mêlant à la bagarre.

 

    Le gérant du restaurant La Place monte alors dans sa voiture poursuivit par les deux femmes. Alors que la voiture revient vers le restaurant Le Bouillon, un voisin et ami des deux co-gérantes s’arme d’une matraque tandis qu’un groupe de connaissances du gérant du La Place se dirige vers Le Bouillon.

 

    Finalement, le personnel de ce dernier se réfugie dans le restaurant sachant que plusieurs personnes ont appelé la police.

 

    Lorsque les policiers arrivent, ils constatent les dégâts et interpellent tous les belligérants, l’homme armé d’une matraque étant par la suite placé en détention provisoire.

 

    Le bilan de cette altercation se monte lourd et d’avère éloquent.

 

    Soixante jours d’incapacité totale de travail (ITT) pour l’employé du Bouillon pour une blessure à la jambe qui suscitera une intervention chirurgicale, deux jours d’ITT pour le gérant du La Place pour des coups au visage, un jour d’ITT pour la cogérante  du Bouillon pour un coup au visage et un appareil dentaire brisé. 

 


    Finalement, au regard des faits, le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a relaxé le voisin, un Boulonnais de 28 ans, qui est venu sur les lieux avec une matraque mais qui n’est pas intervenu.

 

    Il a condamné la co-gérante du restaurant Le Bouillon, une Boulonnaise de 38 ans, qui est intervenu en premier, à payer une amende contraventionnelle de 150 €. L’autre co-gérante du Bouillon, une Boulonnaise de 38 ans, et l’employé du Bouillon, un Boulonnais de 35 ans, devront tous deux effectuer un stage de citoyenneté.

 

    Quant à lui, le gérant du restaurant La Place, un homme de 35 ans originaire de Tizi-Ouzou en Algérie, est condamné à une peine d’emprisonnement de 6 mois assortie d’un sursis.

 

     Il devra régler une amende contraventionnelle de 200 € et 600 € de frais d’avocat.

 

   En outre, il devra indemniser la co-gérante du Bouillon pour le remplacement de son appareil dentaire. A ce titre, il doit lui faire une avance de 1000 €.

 

  Enfin, il devra indemniser la Caisse primaire d’assurance maladie à hauteur de 9807 € et de 1218 € pour l’intervention chirurgicale sur l’employé du Bouillon. 

 

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