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Affaire 24 - Livre 2

Affaire 24 - Livre 2

 

Texte : Marc Dzalba-Lyndis

Illustration : Mathieu Allexandre

 

 

 

Dans les boutiks,

y zieute le cul des gonzesses.

 

 

    Le jour du Massacre, dans la cité du Dragon, la flicaille est sonnée dans une big boutrolle pace que les vieux d’une gamine de 16 years ont visionné un mec qui la r’luquait et ki filmait son arrière-garde.

 

   Kan les poulets débarquent dans la casba, y font un contrôle sur le bonhomme, un gus bien marqué de 55 piges qui vient du bled du Shah et ké prof dans une fac tout près.

 

    En shootant son bigophone, y zieutent tout c’qu’il a filmé. Du coup, il est agrafé.

 

 

 

 

 

    Dans sa cabane, sur son ordi, y trouvent bien d’aut’ visionnages du même acabit kon été captés près d’sa thune et dans les bazars du coin.

 

    Quat’ nénettes sont r’connues et esgourdées.

 

    A la longue, il est scotché pour être un mateur de première pendant au moins une annoche.

 

     Astheure, il a pris dix mois où y faudra ki fasse gaffe. Et y devra raquer 3800 j’tons pour deux des dauphines et 3500 autres biftons pour les baveux.

 

 

 

 

Texte original paru 

dans la presse locale.

 

 

 

Dans le Calaisis,

un Marckois filmait les parties intimes

des mineures avec son téléphone

 

    Le 24 août 2019, à Calais, la police est appelée par le service de surveillance d’une grande surface car les parents d’une mineure, âgée de 16 ans, leur a signalé qu’un client suivait leur fille et filmait ses parties intimes à travers tout le magasin.

 

    Lorsque les policiers arrivent sur place, ils contrôlent l’individu et constatent, en étudiant son téléphone portable, que les faits sont avérés.

 

    L’homme, un Marckois d’origine iranienne, âgé de 55 ans à l’époque et professeur de faculté, est donc interpellé. Suite à une enquête mise à place avec l’étude de son téléphone et d’un ordinateur, les services de police mettent en évidence que ces actes de voyeurisme ont débuté en 2018 à Marck près de chez lui puis dans des commerces calaisiens et coquellois. A ce titre, quatre victimes sont identifiées et auditionnées. L’individu est finalement inculpé de voyeurisme entre le 6 août 2018 et le 24 août 2019.

 

    Le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer l’a condamné à une peine d’emprisonnement de 10 mois assortie d’un sursis simple. De plus, il devra indemniser deux des victimes à hauteur de 3000 € et de 800 € pour le préjudice moral ainsi que de 1389 € et de 2160 € pour les frais d’avocat.

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