Affaire 16 - Livre 2
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Affaire 16 - Livre 2
Texte : Marc Dzalba-Lyndis
Dessin : Mathieu Allexandre
Y suce pas d’la glace
et y frappe sa rombière
A la sainte Mélaine, vers 10 plombes du soir, dans l’patelin d’Amfleat, quand la gamine rentre à s’barraque après l’turbin, elle entrave un gros boxon d’la cambuse de ses dabes.
Du coup, elle zieute un peu pour voir.
Elle bigle que les deux zouaves sont en train s’échauffer et k’son daron, un natif du boulon qu’a 55 balais, grave imbibé, est en train de dévisser l’coco d’sa dabuche.
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De c’fait, la gonzesse, elle tambourine son frangin k’appelle les pandores.
Quand y z’arrivent dans la thurne, y z’agraffent le cinglé et l’foute au trou.
La daronne, es’met alors à jacter et elle dit qu’c’est tous les jours qu’elle en prend plein la truffe.
Tout ça pace kil ingurgite d’ la gnole à trois balles. A cause de ça, elle en peut plus d’ces conneries et el’stresse à mort.
« C’est la bibine ki m’tape su’l ciboulot. Ça a flingué ma vie avec bobonne ! », raconte l’empaffé.
La boîte à conneries lui a r’filer 12 pions avec sursis. Aussi y devra pas faire d’conneries pendant deux piges. Et pis, faut ki bosse et kil aille voir le toubib. En plus, y va devoir apprendre à pu faire d’andouilleries au cours d’un stage qui va v’nir.
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Texte original paru
dans la presse locale.
A Ambleteuse, il violente régulièrement
sa compagne
suite à sa consommation d’alcool
Le 6 janvier 2024, vers 22 heures, à Ambleteuse, après être rentrée au domicile familial après son travail, la fille majeure d’un couple entend du bruit provenant de la chambre de ses parents et pénètre alors dans celle-ci. Sur place, elle constate que ses parents sont en pleine dispute et que son père, un Boulonnais âgé de 55 ans, fortement alcoolisé, est en train d’étrangler sa mère. Elle décide donc de prévenir son frère, ce dernier prenant l’initiative d’appeler les gendarmes. Lorsqu’ils arrivent dans l’habitation, ils décident d’interpeller l’homme violent et de le conduire à la gendarmerie. Il est alors placé en garde à vue. Lors d’une audition, sa compagne révèle que les violences envers elle ont débuté il y a environ cinq ans de manière régulière suite à une consommation excessive d’alcool. Déjà, en 2020, après un acte de violence sur elle et une visite médicale, celle-ci s’était vu attribuer une incapacité totale de travail (ITT) de deux jours suite à un stress profond. « C’est l’alcool qui m’a fait agir ainsi. Je reconnais que cette consommation d’alcool et tous ses actes violents ont détruit ma vie familiale », a reconnu le prévenu. Au regard des faits, le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer l’a condamné à une peine d’emprisonnement de 12 mois assortie d’un sursis probatoire durant deux ans avec une obligation de soins et de travail. D’autre part, il devra participer à un stage de sensibilisation aux violences familiales.
