Affaire 17 - Livre 2
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Affaire 17 - Livre 2
Texte : Marc Dzalba-Lyndis
Illustration : Mathieu Allexandre
Y frappe les barbouzes.
Y part à l’hosto des branques.
A la saint Thierry, en début d’aprèm, dans l’patelin des Bourgeois, au niveau de la zone du marquis des Trois Glorieuses, les poulagas zieutent un olibrius qui fout l’bordel en gueulant, qui jacte aux touristes et qui fait l’clown.
La poulaille fonce alors sur l’emmerdeur pour une vérif.
L’gars, c’est un Cainfri de 35 balais sans fafiot et ka pas d’barraque.
Y fout une mandale à l’un des flicos. Du coup, les lorgnons du barbouze s’font la malle et son blair s’met à pisser l’sang.
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Les argousins te l’chopent alors mais l’allumé balance des coups d’latte. Il est quand même ficelé et direct la boîte à pandore.
Pendant c’temps, l’flic cabossé agrafe six jours d’repos à cause de ses gnons.
Les accordeurs de flûte y z’ont dit qu’il était zinzin et ils l’ont envoyé à l’hosto pour branques avec une surbine de très près.
En plus, il devra 400 tickets au barbouze tabassé et 200 ticksons à un autre.
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Texte original paru
dans la presse locale.
A Calais, suite à une intervention,
il frappe un policier au visage et se rebiffe
Le 1er juillet 2024, vers 14 h 30, à Calais, au niveau du boulevard La Fayette, une patrouille de police remarque un individu qui trouble l’ordre public en hurlant, interpellant les passants et gesticulant en tous sens. Les policiers décident alors d’intervenir et d’exercer un contrôle sur l’individu. Il s’agit d’un ressortissant tchadien sans domicile fixe, celui-ci étant âgé de 35 ans. Alors que les fonctionnaires de police essaient de le calmer, l’homme se montre agressif et se rebiffe. Il frappe l’un des policiers d’un coup de poing tout en le repoussant violemment, les lunettes du policier étant projetées au loin, son nez commençant à saigner. Les collègues du fonctionnaire décident alors d’intervenir et reçoivent plusieurs coups de pied. L’individu est finalement maîtrisé, interpellé et conduit au commissariat. Le policier frappé au visage, quant à lui, se voit attribuer une incapacité totale de travail (ITT) de six jours. Le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a reconnu le prévenu irresponsable pénalement au regard de son état de santé mentale et a ordonné son admission en hôpital psychiatrique pour des soins appropriés et un suivi judiciaire. Malgré tout, il devra indemniser l’un des policiers à hauteur de 400 € au titre des dommages et intérêts, un autre policier recevant 200 € au même titre.
