Affaire 9
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Affaire 9
Texte : Marc Dzalba-Lyndis
Illustration : Mathieu Allexandre
La gonze transporte quat’ kils de dopes
avec son tout p’tit mioche.
Le jour du turbin, à 4 heures du mat, au terminal de l’anus vers les Angliches, les gabelous visent le barda d’une agnès de 23 balais.
Cette grognasse vient des îles.
Elle transbahute avec son blaze son chiard de huit douzaines.
Dans ses paquetons, les habits verts dégottent plus de quat’ kilogs de coco ki valent près d’deux cent mil’ tickets.
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En fait, au départ des îles vers les charabias, la gonz’ devait colbaquer la chnouf pour une équip’ de bras-cassés ki trafikotait dans l’abatage. Elle avait touché 800 ticksons et devait enquiller 300 autres biftons à son arrivée chez les buveurs de thé.
En r’luquant l’affaire, les vermines l’ont blanchi mais lui ont filé une douloureuse de cinquante mille fafiots pour le baluchonnage de la camelote qu’on n’a pas droit d’am’ner où kon veut.
Le texte original publié
dans la presse locale
Une jeune maman jugée pour
l’exportation de produits stupéfiants
Le service des douanes du tunnel sous la Manche de Coquelles procède à un contrôle sur les bagages d’une jeune femme de 23 ans, originaire de Sainte-Lucie dans les Caraïbes, celle-ci étant accompagnée par son fils de 8 mois. Dans les deux valises qu’elle transporte, les douaniers découvrent 4927 grammes de cocaïne pour une valeur de 197 080 €. En fait, au départ de Sainte-Lucie via la Martinique, la jeune femme était chargée par un réseau de trafiquants pour transporter la cocaïne jusqu’en Grande-Bretagne, celle-ci ayant déjà perçu 800 € lors de son départ de Sainte-Lucie et devant recevoir 300 livres à son arrivée en Angleterre. Au regard des éléments de l’enquête menée, le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a finalement relaxé la prévenue pour sa participation à un trafic de stupéfiants mais l’a condamnée à une amende douanière de 50 000 € pour l’exportation de produits illicites.
