Affaire 8
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Affaire 8
Texte : Marc Dzalba-Lyndis
Illustration : Mathieu Allexandre
Y s’tire avec une caisse alors qu’il a pas l’permis.
En plus, il a pas d’tête.
A la Saint Fred, dans une crèche à fortifs, un cul-terreux astique sa boîte à roues because y veut la bazarder au tarif de l’empereur.
S’amène un glandu ki dit qu’cet’tire lui botte à faire damner tous les saints du paradis. Y dit aussi ki veut bien tâter l’confort d’la camelote.
Sans chier la honte, y mont’ dans l’carette tout en kiffant l’produit. Y d’mande alors à clocher l’moulin. Et l’vendeur y dit OK et clique su’le piston.
A c’t’heure, le loufiat enclenche une vitesse dans la boîte à malices et appuie su’l’champignon. Manque du bol, il a foutu la marche arrière et déglingue la casserole d’derrière.
Y r’fout un coup d’première et fait la jaquette pendant qu’eul’pigeon s’accroche à la lourde du carrosse et s’plante le nez dans’le bitume.
Après quelques gnons dans les bagnoles du coin, l’malandrin s’barre à pinces dans la city.
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Du coup, le bigorné miaule pour attirer les flicos ki s’pointent à toute berzingue. L’nébuleux, il explique l’aventure et les kébours s’décident à r’luquer les empreintes des arpions du flibustier.
Soudain, l’bigophone posé sur le siège y trépigne. « C’est vot’bigo ? », chantonne le poulaga. « Que nenni ! J’l’ai dans ma bâluche ! », répond la daube.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le schoumpf met l’feu vert à la converse. « C’est Maman ! », clame le couinard.
En fait, c’est la maman-poule de l’artilleur de carrosses.
On chope donc le lieu d’vie du fourlineur.
Après kon lui ai mis la main au collet, les tuniques bleues dégottent kil a même pas d’permis.
Au final, y s’retrouve vec huit douzièmes de placard et un paquet d’fric à r’filer à l’appâté.
Texte original publié
dans la presse locale
Il essaie une voiture et tente de la voler.
Il est sanctionné.
A Outreau, un habitant nettoie sa voiture dans le but de la vendre au meilleur prix, un panonceau indiquant le prix de cette vente. Soudain, un jeune homme s’approche en précisant qu’il est intéressé par ce modèle. Il demande alors au vendeur de pouvoir s’asseoir au volant pour apprécier le confort de l’habitacle. Il sollicite également le démarrage de l’engin. Dès le lancement du moteur, l’acheteur potentiel enclenche une vitesse et démarre. A sa grande surprise, la voiture part en marche arrière et défonce le véhicule placé derrière. Finalement, après avoir choisi la marche avant, il prend la fuite à bord du véhicule, l’homme grugé s’accrochant à la portière et chutant lourdement sur la chaussée. Le fuyard, quant à lui, s’enfuit à toutes jambes après avoir heurté plusieurs véhicules en stationnement. L’habitant médusé décide donc d’appeler le police qui choisit de relever les empreintes et les traces d’ADN sur le volant. Lors de cette vérification, un téléphone placé sur la banquette se met à sonner. Il est ramassé par un policier qui le tend au vendeur malchanceux, celui-ci précisant que l’objet n’est pas à lui. En fait, il s’agit de la mère du fugitif qui tentait d’appeler son fils. Grâce à cet appel, l’homme est finalement identifié. Il s’agit d’un Boulonnais de 23 ans, ce dernier étant rapidement interpellé à son domicile. Au cours de cette interpellation, on constate également qu’il n’est pas titulaire du permis de conduire. Finalement, le tribunal judiciaire l’a condamné à une peine d’emprisonnement de huit mois. En outre, il devra indemniser la victime à hauteur de 1600 €.
