MENU

Affaire 10

Affaire 10

 

 

Texte : Marc Dzalba-Lyndis

Illustration : Mathieu Allexandre

 

 

 

Y rentre dans une boulange pour s’tirer avec la caisse.

Vu ses conneries d’avant, on  l’reluque

et on y met l’grappin d’ssus.

 

 

 

 

     Le Day du combattant du Dragon, vers 16 plombes et des miettes, dans la ville qui dégueule, un dalton bien déguisé s’pointe à la boulange du coin. 

 

     Alors qu’la solliceuse de miches speake à un abonné, y s’colle derrière le burlin et essaie d’détourner l’artiche du taulier qui pionce dans l’placard à fric. 

 

     La rouquine tente alors d’lui dire basta. 

 

 

 

 

 

 

     Du coup, y sort un chourin, lui gueule dessus et la chaloupe grave, la gueuse s’ramassant l’portrait.

 

     Mais attention, y’a un affronte-la-mort ki met son grain d’sel et ki l’fait s’barrer. 

 

     L’malfrat va alors sur le dort-caisse d’à côté et s’camuche. Il en profite pour s’défroquer et planquer ses frusques dans un ramasse-fringue d’Emmaüs.

 

     Mais le bougre d’con n’a pas r’luqué les visionneuses de conneries qui zieutent le quartier. 

 

     Du coup, les habitués et les freluqins l’reconnaîssent sur le nanar d’la vidéo vu qu’il est connu kom le loup blanc. 

 

    Tu parles, y fait qu’des conneries ! Y pique et y’se bat comme un chiffonnier. 

 

     Il s’agit d’un gazier de 36 piges du coin d’à côté. 

 

   Quelques lunes plus tard, il est capté à sa baraque. « J’avais besoin d’pèze pour bouffer », ki raconte au confessionnal. 

 

     Les bourreaux lui ont filé dix mois d’cabane avec quatre unités à s’creuser le ciboulot. En plus, une vieille punition de douze printemps est r’venue sur l’tapis. A la longue, y s’tape douze mois d’cabanon illico direction le ballon.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Thème Magazine © -  Hébergé par Overblog