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Affaire 3

Affaire 3

 

Texte : Marc Dzalba-Lyndis

Dessin : Mathieu Allexandre

 

 

Y conduit comme un fada. Il est alpagué.

 

    A la Saint-Valentin, at mineuille, dans un trou à migrants, près d’la boîte à aboyeurs, la rousse zieute les bagnoles et les bécanes. 

 

    Soudain, une bousine se rapplique à toute berzingue alors qu’elle a pété un feu. 

 

    Les barbouzes décident alors d’alpaguer le caisseux. Soudain, y choisit de s’faire la malle mais s’emberlificote les pinceaux et s’empale sur un nouveau feu. Mais y repart aussi sec, les bébecs activant leurs trompettes et leurs loupiotes. Une corrida s’engage alors. 

 

    Malgré tout, le fuitif stoppe sa cavale devant un tas d’biffins tous en ligne. 

 

 

 

   

    L’pilote est donc fice’lé en compagnie des deux pingouins qui sont avec lui. 

 

    L’artiste est un branleur de 26 balais. 

 

    Sa tire est pas couverte et il a pas le vérificateur obligado ky faut. En plus, il est bien pompette.

 

    A la rage, y veut s’rebeller et veut pas souffler dans l’bitoniau.  Du coup, on l’fout au placard.

 

    Au trib, l’juge lui a foutu six mois mais y pourra s’arranger vec l’accordeur de flûtes. Et y peut plus bourlinguer avec sa tire puisqu’y l’a plus d’permis. Et pis, y devra raquer des douloureuses et allonger d’l’oseille pour tout c’qu’a morflé. 

 

 

 

Le texte original publié

dans la presse locale

 

 

Condamné pour avoir cumulé

les infractions routières

 

 

     Près du théâtre de Calais, la police est en faction pour exercer des contrôles routiers. Soudain, apparaît une voiture roulant à vive allure et qui vient de griller un feu rouge. Les policiers décident donc d’interpeller le conducteur du véhicule. A cet instant, le chauffeur choisit de prendre la fuite mais perd la maîtrise de son véhicule et percute un nouveau feu tricolore. Il repart aussitôt tandis que les fonctionnaires de police actionnent les avertisseurs sonores et lumineux de leur véhicule, une course poursuite s’engageant. Malgré tout, le fuyard décide de s’arrêter devant un barrage humain mis en place par les policiers municipaux. L’homme est donc interpellé avec deux passagers à bord de sa voiture. Le conducteur est un Calaisien de 26 ans d’origine algérienne. Lors de plusieurs vérifications, il s’avère que le véhicule n’est pas assuré et qu’il n’est pas doté d’un dispositif d’antidémarrage par éthylotest électronique obligatoire car le conducteur est sous le coup de cette sanction routière. D’autre part, il est lui-même dans un état alcoolique avancé. De plus, lors du contrôle, celui-ci s’est rebellé et a refusé de se soumettre à un test mesurant l’alcoolémie. Il est malgré maîtrisé et placé en garde à vue. Devant l’accumulation de ces infractions et du contexte social du prévenu, le tribunal judiciaire a condamné le Calaisien à une peine d’emprisonnement de six mois assortie d’un sursis probatoire durant dix-huit mois avec une obligation de soins et de travail. D’autre part, un sursis de trois mois obtenu dans une autre affaire est révoqué, la peine totale pouvant être aménagée devant le juge d’application des peines. De plus, son permis de conduire a été annulé et il ne pourra pas le repasser avant un an. En outre, il devra équiper son véhicule d’un système d’antidémarrage par éthylotest pour une année. Enfin, il devra payer une amende contraventionnelle de 150 € et trois autres amendes de 135 €. Il devra également indemniser la ville de Calais à hauteur de 1299 € pour le préjudice matériel et à hauteur de 50 € pour les frais d’avocat. 

 

 

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