Affaire 4
-
Affaire 4
Texte : Marc Dzalba-Lyndis
Dessin : Mathieu Allexandre
Il emmerde tout l’quartier.
Y trinque après des frasques.
Comme au début de la guerre de cent piges, à la soirante, dans un village de peigne-culs, les cognes sont sifflés dans une cage à rats because un cave, un espingouin de 53 lustres, brandit un schlass devant un pékin ké’v’nu lui chercher des noises.
Il lui hurle : « J’vais t’estourbir ».
Quand les bignolons s’radinent, l’rombier est bien mûr et il leur affiche son cul en première ligne.
/image%2F7063410%2F20241116%2Fob_acadac_matt-4.jpg)
Ils lui passent alors les bracelets.
L’cum est la vedette du quartier car y gueule sur les chiards en leur criant des cochoncetés. « Y nous lessive l’alambic avec son abattage », avoue l’péquin venu l’enguirlander grave.
« Connard ! Mon bocal rumine quand même ! Je sais que j’ai fait l’con. Du côté d’la bibine, j’picole plus. Juste trois godets d’rouge le midi et trois aut’ godets l’soir. Un peu aussi pour les fiestas et les bonnes occases. C’est tout ! », balance-t-il à l’allumeur.
Du coup, après c’t’épisode grandiose, le chat fourré lui a collé huit mois d’placard qu’on pourra assaisonner avec du taf et des pans’ments sur l’cervelas. De plus, y devra raquer 2000 balles pour le blase du péquin.
Le texte original publié
dans la presse locale
Un voisin encombrant est condamné
par la justice pour des violences
En soirée, la police est appelée dans un immeuble car, suite à l’intervention d’un voisin à cause d’un tapage nocturne, un homme de 53 ans le menace avec un couteau en criant : « Je vais te crever ! ». A l’arrivée des policiers, l’homme est particulièrement alcoolisé et il leur montre son postérieur. Il est donc interpellé. Déjà placé sous contrôle judiciaire, l’homme est notoirement connu des services de police puisqu’une vingtaine de mains courantes ont été déposées par le voisinage pour des menaces, des tapages nocturnes et des comportements inappropriés avec les enfants. « Il nous rend la vie impossible », constate le voisin concerné à la barre du tribunal. « Mon cerveau réfléchit quand même ! Maintenant, je sais que j’ai mal agi. Concernant la boisson, je ne bois pas. Seulement trois verres de vin le midi, trois verres de vin le soir et peut-être pour les fêtes ou les anniversaires », déclare le prévenu. Déjà porteur de deux mentions à son casier judiciaire pour des violences, l’homme irascible a été condamné par le tribunal judiciaire à une peine d’emprisonnement de huit mois assortie d’un sursis probatoire durant deux ans, à une interdiction d’entrer en contact avec son voisin et à une obligation de soins et de travail. En outre, il devra indemniser la victime à hauteur de 2000 € pour le préjudice moral et des frais de procédure judiciaire.
