Affaire 2
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Affaire 2
Texte : Marc Dzalba-Lyndis
Dessin Mathieu Alexandre
Il l’a dans l’os pace qu’il a claqué sa daronne.
Le jour où on fait gaffe, dans un patelin malfamé, les argousins se radinent chez une donzelle car la meuf d’à côté s’est pointée à s’baraque pour des gnons filés par son keum, un péquenaud de 64 balais.
Sur place, les poulagas visionnent un type complètement rond. Ils lui mettent la main d’sus.
A la cognarderie, il est pas possible de faire un test tell’ment il est beurré. « J’ai chiqué quat’ boutanches de rosé et ma copine a avalé au moins vingt cannettes », y dit aux cognes.
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« J’me suis monté l’chou pace qu’elle était aux courses et qu’el s’est pointée carrément à la bourre. Alors, j’ui ai claquée le beignet », qu’il ajoute.
Après c’épisode d’amour vache, la rombière s’adresse au bureau des pleurs.
A l’audience du trib, l’chef il a dit ki fallait pas user l’fric pour picoler.
« A c’t’heure, j’turlute moins. J’m’enfile que deux barriques de rosé su’l journée », qui s’vante.
A la longue, l’trib lui a filé un stage sur les baffes qui faut pas r’filer à sa copine. Et y doit l’payer avec ses ronds avant six mois.
Le texte original publié
dans la presse locale
Un Guînois condamné pour des violences conjugales
Les gendarmes sont appelés chez une habitante car sa voisine s’est réfugiée chez elle pour des violences exercées par le compagnon de celle-ci, un Guînois de 64 ans. Sur place, les militaires constatent que l’homme est fortement alcoolisé. Il est interpellé et placé en garde à vue. A la gendarmerie, il s’avère qu’il lui est impossible d’effectuer un test d’alcoolémie tellement il est alcoolisé. « J’avais bu quatre bouteilles de rosé dans la journée sachant que ma compagne avait bu une vingtaine de canettes », explique-t-il à la barre du tribunal. « Si je me suis énervé, c’est parce qu’elle était partie faire des courses et qu’elle est rentrée très tard. Du coup, je l’ai giflée », complète-t-il. Suite à cet épisode de violence, la compagne de l’homme irascible dépose finalement plainte. Lors de l’audience, la présidente du tribunal rappelle au prévenu que les prestations sociales versées par la collectivité ne peuvent pas exclusivement servir à assouvir une consommation d’alcool exagérée. « Maintenant, j’ai pris une résolution. Je ne bois plus que deux bouteilles de rosé par jour », assure le prévenu. Finalement, le tribunal l’a condamné à l’obligation d’un stage sur les violences conjugales à effectuer à ses frais dans un délai de six mois.
