Affaire 14
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Affaire 14
Texte : Marc Dzalba-Lyndis
Illustration : Mathieu Allexandre
Alpaguée pour un biz de chnouf,
elle doit s’méfier
Deux jours après l’passage du père Noël, à 10 plombes 15 broquilles, dans une rue à caillasses d’une crèche à marins, la flicaille est sonnée because une rombière de 23 balais prend des gnons foutus par son julot.
Quand les poulagas s’radinent y trouvent un mec à cul dans l’escadrin. Y décident alors de l’palper. Dans son paletot, y trouvent un paquet de biftons et de la chnouf.
« C’est pas à moi. C’est à ma nénette ki fait du trafic », chante-t-il.
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Effectif, dans la baraque, la poulaille isole du flouze à flamber, des pochons de came à sniffer, un pèse-miettes et deux bigophones.
Du coup, y r’père bien k’la nana elle fait bien du biz d’avoine enchantée depuis kek temps.
Le trib, qu’a bien r’niflé la combine, fout quinze mois à la rombière avec crédit. Mais elle doit s’soigner et bosser.
En plus, elle peut plus voir sa moitié qu’était à croquer. Lui, y part relax vers d’aut’zorirons.
Texte original publié
dans la presse locale
Une jeune femme condamnée
pour un trafic de stupéfiants
La police est requise au domicile d’une jeune femme, une Calaisienne de 23 ans, pour des violences exercées par son concubin, un Calaisien de 36 ans. Lorsque les policiers arrivent chez la jeune femme, ils découvrent l’homme assis dans l’escalier et décident de procéder à une fouille corporelle. Sur lui, les fonctionnaires de police trouvent une liasse de billets et un sachet de cocaïne. Il déclare alors que l’argent et les stupéfiants appartiennent à son amie qui participe à un trafic de stupéfiants. A ce titre, lors d’une perquisition, les policiers mettent la main sur de l’argent liquide, des sachets de cocaïne et d’héroïne, une balance et deux téléphones. Lors de diverses recherches, les enquêteurs s’aperçoivent que la jeune femme a mis en place un trafic de stupéfiants depuis quelques mois. Les deux membres sont interpellés, l’homme étant placé en détention provisoire suite à son passé judiciaire chargé, sa compagne étant mise sous contrôle judiciaire. Au regard des différents éléments de l’affaire, le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a condamné la Calaisienne à une peine d’emprisonnement de 15 mois assortie d’un sursis probatoire durant deux ans avec une obligation de soins et de travail ainsi qu’une interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagnon. Ce dernier a été relaxé malgré les différentes accusations portées contre lui.
