Affaire 33 - Livre 3
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Affaire 33 - Livre 3
Texte : Marc Dzalba-Lyndis
Dessin : Mathieu Allexandre
Il est bourré…
Y fout l’feu aux boîtes à lettres
Dans l’courant du mois d’Janus, un mec d’une boîte à loger vient pleurer chez les poulets pace kon a foutu l’bordel dans l’un d’ses abris à termites.
En fait, à la saint Popaul, après midnight, la boîte à face d’une des cambuses a r’luqué un mecton du coin, un Bouboule de 26 carats qui pieute dans l’bastringue, qui foutait l’feu à une boîte à baveuses. Il a pris son chalumeau à clopes et un tas d’pubs, et y la fait chauffer la soupe, l’feu astiquant toutes les boîtes du quartier.
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Du coup, les poulagas lui mettent la main d’ssus et l’affûtent un peu.
« C’était un délire entre potes. Vec deux blaireaux, on s’caillait les miches. J’leur ai dit qu’j’allais leur montrer. C’était pour s’marrer. On avait bien picolé aussi », a balancé l’trinqueur.
Ben, l’trib lui a d’mandé six cents unités pour ses conneries. En plus, y devra r’filer plus d’mille tickets au logeur pour le matos déglingué.
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Texte original paru dans la presse locale
Au Portel, il met le feu à des boîtes à lettres
parce qu’il a froid et pour rigoler
A la fin du mois de janvier 2024, un représentant de l’organisme Pas-de-Calais Habitat vient déposer une plainte au commissariat de Boulogne-sur-Mer pour des dégâts commis dans un immeuble géré par l’établissement.
En fait, le 26 janvier 2024, vers 0 h 15, le système de vidéosurveillance du bâtiment a enregistré des actes de dégradation commis par le locataire d’un immeuble du Portel, un Boulonnais âgé de 26 ans, qui a mis le feu à une boîte à lettres dans le hall de son immeuble à l’aide d’un briquet et de prospectus publicitaires, l’incendie se propageant sur les autres boîtes à lettres.
L’homme est donc interpellé à son domicile et auditionné, celui-ci reconnaissant les faits.
« C’était un délire entre potes. Avec deux copains, on avait froid et j’ai décidé de leur montrer comment y remédier. Pour rigoler. On avait bien picolés aussi », a déclaré l’individu.
Inculpé de dégradation à l’aide d’un moyen dangereux, le Boulonnais a été condamné par le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer à payer une amende délictuelle de 120 jours/amende à 5 € l’un, soit 600 €.
En outre, il devra indemniser l’organisme logeur à hauteur de 1021 € pour le préjudice matériel.
