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Affaire 29 - Livre 2

Affaire 29 - Livre 2

 

Texte : Marc Dzalba-Lyndis

Illustration : Mathieu Allexandre

 

 

 

 

Complètement paf,

y frappe un passant et les poulagas.

 

 

    Le jour des pures, vers midnight, les bricards de la city doivent mettre au pas deux margoulins ki s’chamaillent.

 

    L’prem, un gars d’vingt piges d’la cité des Bourgeois, k’en a plein l’goulot, a pris la mouche pace qu’un baladeur l’a r’luqué alors ki s’engueulait avec sa rombière.

 

    Du coup, il lui a foutu un pain mais s’est cassé vite fait quand il a vu la rousse.

 

 

 

 

 

    Kek temps plus tard, y l’aperçoivent in the royale street et lui mettent le grappin d’sus.

 

    A c’t’heure, il les traite de poissons pourris et balance deux caramels dans la tronche à l’un des poulagas.

 

    Finalement, y l’enfument et direct à la boîte à pandores.

 

    Et là, y continue à leur chanter l’pays.

 

    L’trib, il a pas supporté.

 

     Y lui a foutu dix mois d’placard illico.

 

   Y faudra aussi ki file 900 biftons aux deux flicos et 900 autres à leurs baveurs.

 

 

 

 

Texte original paru

dans la presse locale.

 

 

 

A Calais, alcoolisé, il s’en prend

à un passant et à des policiers

 

 

    Le 7 novembre 2024, vers 23 h 40, à Calais, la police municipale doit intervenir dans le centre-ville pour une dispute entre deux hommes. En fait, l’un des hommes, un Calaisien âgé de 20 ans, fortement alcoolisé, s’en est pris à un passant qui l’observait alors qu’il était en plein conflit avec sa compagne. A cet instant, le Calaisien en colère a frappé le passant avant de prendre la fuite à la vue des policiers municipaux.

 

    Quelque temps plus tard, il est aperçu dans la rue Royale, les policiers réussissant à l’interpeller. A ce moment précis, l’interpellé choisit de les insulter copieusement et ne manque pas de les outrager. Il frappe même l’un des membres des forces de l’ordre de deux violents coups de poing au niveau de la tête. Il est finalement immobilisé et conduit au commissariat de police. Arrivé au poste de police, de nombreuse menaces ont encore fusé en direction des fonctionnaires de police.

 

    Le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a condamné le prévenu à une peine d’emprisonnement de dix mois ferme avec un maintien en détention. De plus, un sursis de sept mois obtenu dans une autre affaire a été révoqué. Enfin, il devra indemniser la victime de l’agression à hauteur de 1000 € pour le préjudice moral, deux des fonctionnaires de police recevant 450 € chacun pour le préjudice moral et 450 € chacun pour les frais d’avocat.

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